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EN KANAKY-CALÉDONIE : PRODUCTIONS LITTÉRAIRES ET EXPOSÉS POLITIQUES

Quelques informations en vrac…

Au niveau littéraire, en Kanaky-Calédonie, de 2019 à 2020, création égale production. Deux écrivains confirmés, reconnus, qui ne prouvent que la perfection de leur art, publient ou font publier par l’éditeur tahitien de génie Christian Robert, entrepreneur et self made men de l’édition, Au Vent des Îles, des recueils de nouvelles. Nicolas Kurtovitch, Trois femmes ; Claudine Jacques, Caledonia Blues. Ces deux grands auteurs, reconnus et lus dans le Pacifique, ne doivent pas ombrager deux autres écrivains, certes considérés comme mineurs. Akel Waya, Mon amoureuse, génial petit roman publié par Lilianne Tauru, éditrice calédonienne Plume de notou. Pour les excentrés, le notou est un oiseau je pense endémique, qui ressemble à une sorte de gros pigeon sauvage. Son chant dans les forêts s’apparentent à un hululement étrange dont l’onomatopée pourrait s’approcher des « toutoute… toutoute…toutoute… » saccadés. Sa chair cuisiné et recherché des chasseurs a le goût d’un gibier. Pour certains clans, notamment quelques uns de Hyeehen, le Du manik, le vrai oiseau, l’oiseau premier, est un animal emblématique, forme totémique interdite d’être tuée et mangée. Autre publication, Hamid Mokaddem, Yiima, édité par Alain Castan et Muriel Modr, petits (par la taille) éditeurs associatifs indépendants, situés à Marseille, qui ouvrent l’espace aux auteurs de Kanaky-Calédonie (Jerry Delathière, Luc Énoka Camoui et Georges Waixen Wayewol). Au passage, l’éditeur la courteéchelle.transit met sous presse un recueil de nouvelles Nos Mères d’Océanie. Trois écrivains kanak et futuniens, Setefano Vanai, Luc Énoka Camoui et Georges Waixen Wayewol, préfacé par Hamid Mokaddem.

On peut dire que malgré tout notre petit pays manifeste sa vitalité et créativité. La qualité prend forme. Elle monte en puissance. Il n’est pas question d’en parler maintenant. L’occasion viendra de dire en quoi ces écritures méritent une lecture plus soignée et attentive.

Au congrès de la Nouvelle-Calédonie, hier, jeudi 28 mai, causerie sur les territoires et peuples non autonomes animée par les relations extérieures du FLNKS et le président du Congrès (Mickaël Forest ; Charles Paul Wea et Roch Wamytan).

Très peu trop peu de monde mais que du beau monde ; une discussion originale très informée notamment sur la position de la France vis-à-vis de la Nouvelle-Calédonie et de l’ONU. Les voix des personnes présentes dans la salle exposaient des points de vue parfois tranchés qui donnaient l’occasion de traiter de questions que les médias peinent à expliciter. Présent, j’ai assisté à des échanges et des points de vue originaux et très riches.

La prochaine table ronde du Congrès donnera la possibilité à Hamid Mokaddem, le mardi 7 juillet, de répondre à la question suivante : Le recours à une conception philosophique kanak de l’histoire éclaircit-elle notre présent?

Voilà des nouvelles du Caillou, de Calédonie, de Kanaky, de Nouvelle-Calédonie. Heureuses nouvelles qui montrent que l’humanité a suffisamment de ressources pour se sortir des impasses.


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