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Conférence programmée au Congrès de la Nouvelle-Calédonie :

Dernière mise à jour : 9 juil. 2020


Le recours critique à une conception « philosophique » kanak de l’histoire éclaircit-il notre présent?


Lien :

https://www.youtube.com/watch?v=C7F9rtTuEI4



Hamid Mokaddem

Résumé :

Mots-clés : devenir ; expérience de l’histoire ; imaginaire réel.

En Nouvelle-Calédonie, un des impératifs serait de construire une « communauté de destin ». Il semblerait que la majeure partie des citoyen.nes-acteur.e.s calédonien.e.s se tournent vers l’histoire en vue de comprendre le sens de leur vie dans ce destin commun.


Les philosophies de l’histoire cherchent à donner du sens à l’incohérence du monde. À partir de la considération d’une conception « philosophique » kanak de l’histoire, la conférence propose au public de revenir sur l’histoire commune et partagée qui serait au fondement de la communauté de destin.


Les historiens Jacques Le Goff et David Chappell ont-ils raison de recourir à l’« imaginaire réel » pour expliquer les enjeux de l’histoire de toute identité nationale ? En suivant une démarche et un détour critiques, nous essaierons de répondre à la question.



Présentation de l'auteur:


Hamid Mokaddem, agrégé de philosophie, docteur en anthropologie sociale (EHESS de Paris), est l’auteur de plusieurs livres sur la Nouvelle-Calédonie dont deux furent primés : Ce souffle venu des ancêtres. L’œuvre politique de Jean-Marie Tjibaou (1936-1989). Prix « Document » du SILO (Salon International du Livre Océanien) 2005 et Yeiwene Yeiwene. Construction et Révolution de Kanaky [Nouvelle-Calédonie]. Prix « sciences » du Salon International du Livre Insulaire d’Ouessant de Nouvelle-Calédonie en 2018. Il a coédité avec deux chercheur.e.s australiens Ingrid Sykes et Scott Robertson, La Nouvelle-Calédonie et l’imagination intellectuelle (repenser et reformuler pratiques et disciplines), Paris, L’Harmattan, 2017.


Précisions du conférencier après coup

Précisions du conférencier après coup :

" Le sujet devait passionner l’auditoire. La salle du congrès était pleine. L’auteur de l’exposé précise que son désir était de provoquer les consciences quitte à bousculer les certitudes. Chaque communauté en Kanaky-Calédonie campe sur des certitudes et des ancrages identitaires et imaginaires au point de ressasser le clivage commun « eux/nous ». 


J’estime faire un acte civique en usant des armes critiques de la philosophie au service d’une cause : la constitution politique où il fasse bon vivre.   Le pari politique sur l’intelligence critique est-il réussi ?  Ce n’est pas à moi de le dire. J’ai fait ce que j’avais à dire et à faire."

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